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Dessin Patrick Céleste

N'ayons pas peur des chiffres

 

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Un projet ambitieux

pour la Porte des Poissonniers

Le projet annoncé par le maire du XVIIIe arrondissement, Daniel VAILLANT, lors de notre rencontre du 17 mai 2004 (voir ci-dessous) pour la Porte des Poissonniers a pris forme et devrait être achevé dans trois ans au plus tard.

 

Ce projet concerne l'emprise actuelle du tri postal, à l'angle du boulevard Ney et de l'avenue de la Porte des Poissonniers.

Les deux promoteurs, la SODEARIF (Bouygues) et la SAGI, qui ont remporté l'appel d'offres lancé par la Poste, ont établi un programme bien adapté au site.

Il s'agit de recréer l'ambiance vivante d'une avenue parisienne en intégrant les activités, les équipements et l'habitat dans un même ensemble à l'architecture variée, verdoyant à l'intérieur et à l'arrière mais aussi un peu en façade.

Cet ensemble, coordonné par l'architecte Alexandre GHIULAMILA, sera rattaché à la porte de Clignancourt par un  mail réaménagé sur les rues Jean Cocteau et de Croisset.

Il comprendra un hôtel d'activités de quatre étages pour un total de 10.000 m2, qui permettra de relancer la vie économique - jadis florissante - de la rue des Poissonniers. Les architectes en seront VALODE et PISTRE. Ils ont prévu des façades rouge-orangé, pour reprendre les couleurs des immeubles de logements construits dans les années 1920 et 1930 sur les boulevards des maréchaux, avec de longues bandes vitrées.

Projet Poissonniers

Projet d'hôtel d'activités

L'immeuble mitoyen sera une résidence réservée au personnel hospitalier - médecins et infirmières - de l'hôpital Bichat, avec au rez-de-chaussée une crèche de 60 berceaux donnant sur deux jardins, dont un jardin dit  « de contemplation ». L'architecte est Philippe DUBUS. A côté, se dressera une grande résidence universitaire de 247 chambres d'au moins 20 m2, justifiée par le développement de l'université Paris IV, avec 43 logements PLI. Architecte : Bruno DELFINO.

 Ces trois séries de bâtiments seront construits et gérés par la SAGI.

 La SODEARIF réalisera une résidence en accession à la propriété de 70 logements et une résidence parahôtelière de 250 chambres, destinée à accueillir les touristes qui se rendent au Marché aux Puces ou les clients et salariés des entreprises situées à proximité - Paris, Saint-Ouen ou Saint-Denis.

Ces deux programmes immobiliers sont tout près du boulevard périphérique. Il est audacieux de les lancer dans un site aussi peu accueillant mais le pari devrait être gagné compte tenu de l'accessibilité du lieu et de la pénurie foncière qui règne à Paris et en Île-de-France. Et du pari, aussi, de l'organisation des Jeux olympiques de 2012 à Paris, notamment à la porte de la Chapelle.

Projet Poissonniers

Aménagements Jean Cocteau - Commerces

 L'audace des promoteurs du projet ne s'arrête pas là : ils proposent la création - à la demande de Daniel Vaillant et de l'adjoint au maire du XVIIIe chargé de l'urbanisme, Michel Neyreneuf, de 665 m2 de nouveaux commerces, dont sept boutiques de proximité dont les occupants seront choisis par la SAGI en liaison avec la Mairie du XVIIIe.

 Ces nouveaux commerces viendront s'ajouter à ceux que la SAGI va créer au 144, rue des Poissonniers, sur 800 m2 de rez-de-chaussée. Dans cette opération, le premier étage accueillera également des activités et un foyer de jeunes travailleurs de 64 chambres sera construit en surélévation.

 Sommaire


Le projet de maison de quartier a été choisi

La maison de quartier que nous avons voulue sera bientôt en chantier : le jury du concours lancé par la Ville de Paris a choisi le 16 juillet 2004 le projet de l'architecte Philippe Lancry pour sa réalisation.

Appelée officiellement « équipement sportif et associatif », notre maison de quartier - qui sera implantée au 19, rue Boinod (ou 1, cité Traeger), avec une deuxième entrée au 30, rue du Nord - devrait coûter 2 391 103 euros, taxes comprises pour une superficie utile totale de 809,90 m2, dont 172 ,30 m2 pour les locaux associatifs situés au premier étage et 413,60 m2 pour les salles de sports, qui occuperont le troisième et le quatrième étages.

 

La future maison de quartier        

Le projet retenu (façade sur placette côté rue Boinod, de nuit)

 

La façade sur la placette, qui sera aménagée au 19 de la rue Boinod, sera entièrement vitrée, avec quelques panneaux sérigraphiés représentant deux jambes ... Côté rue du Nord, la façade est plus discrète et n'a qu'un seul étage à l'alignement.

La construction sera en refends porteurs avec des poteaux et des poutres en bois lamellé collé.

La réalisation sera suivie par la section locale d'architecture du XVIIIe arrondissement. Les crédits de réalisation sont inscrits au budget 2004 et par conséquent le projet va être mis au point rapidement. La demande de permis de construire devrait être déposée en mars 2005, le projet d'exécution achevé en juillet, et les appels d'offres lancés en septembre ou octobre, avec notification des marchés aux entreprises en janvier ou février 2006, ce qui permettrait d'ouvrir la maison de quartier en juin 2007.

Le Conseil d’arrondissement avait approuvé le 21 juin une délibération donnant un avis favorable à  la réalisation de logements, d’ateliers d’artistes et d’un «équipement polyvalent à dominante sportive», ainsi qu’au lancement d’une procédure de déclaration d’utilité publique. Elle autorise aussi le Maire de Paris à déposer les demandes de permis de construire nécessaires.

Cette délibération a engagé l’étape administrative finale pour la réalisation de la «maison de quartier» et des logements et ateliers de musiciens sur les parcelles situées entre la rue du Nord et l’emprise de l’ancienne cité Traëger, aujourd’hui disparue.

Une nouvelle déclaration d’utilité publique est en effet nécessaire, la précédente ne portant que sur l’extension du collège Marie-Curie. Cette nouvelle procédure ne devrait comporter qu’un point à régler : le statut de la placette entre le 17, rue Boinod et le collège, afin qu’elle ait un statut privé et devienne juridiquement le parvis de la « maison de quartier ». Ce parvis, que nous souhaitons fermé par des grilles, devrait aussi permettre de créer une terrasse pour le restaurant « La Casserole », ce qui contribuerait à relancer l’activité commerciale et à améliorer l’animation de la rue Boinod.

Sommaire


Rencontre avec le maire du XVIIIe

Daniel Vaillant confirme la création de couloirs d'autobus sur le boulevard Ornano d'ici début 2005

Le bureau de MVS, auquel s'était joint un représentant du Collectif des riverains de la Porte de Clignancourt, a rencontré pendant deux heures, le 17 mai 2004, le maire du XVIIIe arrondissement et quelques uns de ses principaux collaborateurs.

Daniel Vaillant a notamment confirmé qu'il y aurait des couloirs d'autobus sur les 800 mètres du boulevard Ornano, dans les deux sens, dès fin 2004-début 2005, sans attendre des jours meilleurs, sur le plan financier, qui permettront de le transformer en « espace civilisé » comme d'autres grands axes parisiens. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui se battent depuis plusieurs années pour améliorer la situation du boulevard.

Cette rencontre, très utile, a aussi permis de faire le point sur les projets d'aménagement et d'amélioration des conditions de vie du quartier Amiraux-Simplon. Voici une synthèse des principaux points abordés.

 

Boulevard Ornano :

Mise en place de couloirs d'autobus ouverts aux vélos dans les deux sens, matérialisés par des séparateurs en dur de 12 cm de haut (donc infranchissables par une voiture) entre la Porte de Clignancourt et la place Albert-Kahn et par un marquage au sol entre la place Albert Kahn et le boulevard Barbès, pour permettre au marché Ornano de continuer à se tenir trois jours par semaine sur cette portion.

Il n'y aura donc plus qu'une file pour les voitures dans le sens Porte de Clignancourt-Barbès (deux dans le sens Barbès-Porte de Clignancourt). L'idée est de limiter le flux de circulation entrant, en complétant ainsi les aménagements prévus à la Porte de Clignancourt.

Toutes les traversées pour piétons seront en outre sécurisées et comporteront un refuge central « recalibré ». Ainsi, « chaque fois que cela sera possible », les chicanes actuellement en place, véritables pièges à poussettes, seront supprimées.

« Le boulevard Ornano ne doit pas être une barrière entre le quartier Amiraux-Simplon et le quartier de la mairie », a souligné Daniel Vaillant.

L'ensemble de ces travaux , qui représentent un coût d'un demi-million d'euros, commenceront en septembre 2004 (peut-être même fin août) et se termineront au plus tard au début 2005, voire dès fin 2004.

L'opération sera suivie « personnellement » par Dominique Lamy, adjoint à la voirie.

Pour des raisons budgétaires « l'aménagement du boulevard Ornano en espace civilisé viendra dans un deuxième temps (après 2007) mais cela peut être préparé avant », a indiqué Daniel Vaillant, qui a invité les associations, dont MVS, à faire des propositions.

 

Stationnement :

Le stationnement deviendra payant (avec tarif préférentiel pour les résidents) dans tout le quartier Amiraux-Simplon avant la fin de l'année.

La préfecture de police de Paris affectera des agents de surveillance (ASP) à la surveillance du stationnement payant.

(Voir aussi plus bas l'échange de courrier entre un adhérent de MVS et un chargé de mission auprès de la mairie sur les rues Boinod et Hermann-Lachapelle).

 

Propreté :

Dix réceptacles poubelles supplémentaires seront installés fin mai 2004 sur le boulevard Ornano côté impair.

Un engin adapté est de nouveau disponible pour traiter les épanchements d'urine (nettoyage et désodorisation à haute pression). Daniel Vaillant a indiqué que les autorisations d'ouverture pour les bars, cafés, brasseries et restaurants tiendraient compte désormais de la capacité offerte par ces établissements en matière de toilettes.

D'autres engins seront livrés à l'automne pour améliorer le traitement des objets encombrants (il y aura une camionnette supplémentaire pour le XVIIIe).

Il sera demandé aux responsables du marché Ornano de mieux faire respecter les horaires.

Une lettre de Bertrand Delanoe

Dans une lettre du 17 mai 2004 au président de MVS,  le maire de Paris confirme ce qui nous a été dit sur le boulevard. Principaux extraits :

"Comme vous le savez, une nouvelle politique des déplacements est mise en oeuvre à Paris depuis 2001, qui vise à renforcer l'attractivité des transports collectifs et à donner une place plus importante aux piétons et aux circulations douces, au détriment de la voiture jusque- là omniprésente sur l'espace public. Cette politique doit permettre d'améliorer la qualité de vie de tous, en réduisant la pollution de l'air qui constitue un problème majeur de santé publique.

"Le boulevard Ornano fait bien partie des axes sur lesquels la Ville de Paris entend intervenir dans cette mandature. Les aménagements prévus ont été présentés aux riverains, le 14 avril dernier, lors d'une réunion publique organisée par M. Daniel VAILLANT, Maire du 18ème arrondissement, et M. Denis BAUPIN, mon adjoint chargé des transports et de la voirie. Les travaux seront engagés à l'été 2004 pour s'achever avant la fin de l'année. Pour améliorer la circulation des bus, il est prévu d'élargir et de protéger les couloirs de bus, sauf au droit du marché afin de ne pas gêner son fonctionnement. La sécurité des piétons sera également accrue par l'aménagement de refuges, par la pose de feux tricolores et par l'allongement des temps de traversée.

"Ce projet a été conçu en parfaite cohérence avec l'aménagement du boulevard Barbès en espace civilisé qui doit être réalisé à partir de 2005, avec la perspective de pouvoir, d'ici quelques années, prolonger cet espace civilisé au boulevard Ornano."

Le standard téléphonique de la mairie du XVIIIe sera amélioré, avec un numéro unique, pour joindre plus facilement les services de la propreté.

Une nouvelle campagne propreté sera organisée dans l'arrondissement dans la seconde quinzaine de juin (nettoyage « à fond » de certaines rues, sensibilisation de la population, stand propreté installé dans le quartier ...)

A l'automne, la mairie du XVIIIe conduira une évaluation de l'application du « contrat de service en matière de propreté » passé avec la Mairie de Paris. Les associations seront sollicitées. Il s'agira notamment de recenser, dans un échantillon de rues, tous les déchets, des crottes de chien aux dépôts sauvages d'objets encombrants.

 

Rénovation :

L'immeuble du 131-133 rue des Poissonniers sera racheté et fera l'objet d'une rénovation « exemplaire », « modèle » et « innovante ».

La procédure de DUP complémentaire concernant des immeubles dégradés est sur les rails et retient les demandes de MVS. Michel Neyreneuf, adjoint au maire chargé de l'urbanisme et du logement, organise une réunion de lancement de la procédure le 1er juin à 19h00 dans les locaux du 7, rue Championnet. Il y aura également une nouvelle procédure pour le futur équipement polyvalent de la rue Boinod.

L'immeuble Henri Sauvage sera « relooké » en 2005 (les carrelages nécessaire à la réfection des façades ont enfin été retrouvés !)

Pour le 143 rue de Clignancourt, la justice a statué sur l'indemnisation des occupants actuels. Michel Neyreneuf est prêt à rencontrer les artistes avec MVS et en présence de l'OPAC pour examiner les conditions d'un relogement sur place ou ailleurs.

La rénovation du 119, rue du Mont-Cenis (immeuble de l'ancien magasin de chaussures Daumy), pour y faire des logements sociaux, a finalement été confiée à la SIEMP, la société Habitation confortable s'avérant dans l'incapacité de mener le projet à bien.

 

Espaces verts :

Des travaux seront effectués dans le square Henri-Sauvage avant l'été pour réparer la partie abîmée lors de la construction de la nouvelle école et des logements voisins. Le mini-square Simplon sera rouvert en novembre 2004.

Daniel Vaillant a donné son accord pour une étude globale du verdissement du quartier avec ses adjoints concernés.

 

Sécurité :

Les problèmes de sécurité signalés à Serge Fraysse, adjoint chargé de la sécurité, ou à sa collaboratrice, seront traités avec la police dans le cadre d'une cellule de veille.

La lutte contre la prostitution à la Porte des Poissonniers est l'objet d'un partenariat entre la police de Saint-Ouen et celle du XVIIIe arrondissement.

Les rondes d' « inspecteurs de sécurité » de la Ville de Paris seront accrues pour sécuriser le square Henri-Sauvage.

Le Conseil de quartier du 15 juin doit être consacré aux problèmes de sécurité.

 

Activités économiques :

Après EMI/Virgin, les initiatives se concentrent rue des Poissonniers.

L'opération aux numéros 94-108 est confirmée (restaurant d'entreprise sur la dalle, 8.000 m2 de locaux d'activité, un centre de stockage de12.000 m2).

Au 144, sur les terrains SNCF, la SAGI travaille sur un projet combinant locaux professionnels et logements pour les jeunes travailleurs. Des discussions exploratoires concernent aussi le 122 mais pour une action à moyen terme.

La SAGI et des investisseurs privés discutent avec La Poste de l'achat d'une emprise boulevard Ney pour créer un hôtel industriel et éventuellement des logements.

En revanche, la société d'économie mixte SEMAEST n'interviendrait pas dans le quartier, sa vocation étant d'empêcher la constitution de « monopoles commerciaux » dans certaines rues, « ce qui n'est pas le problème d'Amiraux-Simplon », nous a-t-on dit.

La mairie du XVIIIe semble avant tout compter sur l'effet d'entraînement d'opérations comme l'installation d'EMI ou l'aménagement des entrepôts de la rue des Poissonniers et de la rénovation du quartier.

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Et quid de la rue Hermann-Lachapelle ?

Denis Chevalier, adhérent de MVS depuis quelques années et habitant du quartier depuis 20 ans, nous informe que Dominique Lamy, adjoint au maire du XVIIIe chargé de la voirie, tiendra d'ici fin juin une réunion publique sur les travaux d'aménagement de la rue Hermann-Lachapelle.

Selon Rémy K'Dual, chargé de mission au cabinet du maire pour le cadre de vie et les transports, il sera également question de la rue du Nord.

 

Cette information fait suite à un échange de courriers entre Denis Chevalier, Dominique Lamy et Rémy K'Dual sur les problèmes de voirie rue Boinod et rue Hermann-Lachapelle.

 Denis Chevalier signale notamment que la rue Hermann-Lachapelle « s'affaisse énormément », vraisemblablement en raison des voitures stationnées à demeure dans cette rue. « On peut d'ailleurs considérer cette rue comme une "voie de garage" (garage dans tous les sens du terme) et elle est considérée comme telle par certains "usagers" » écrit-il.

Il évoque aussi les problèmes de stationnement rue Boinod. Extrait du mail qu'il a envoyé le 25 mai à Dominique Lamy :

 

« Je ne comprends pas la nature du stationnement qui va être mis en place dans la portion de la rue Boinod entre la rue Hermann-Lachapelle et la rue du Simplon et ne suis apparemment pas le seul. En effet, depuis une semaine les voitures stationnent sur cette portion de la rue Boinod côté gauche dans le sens de la circulation, côté des numéros pairs (côté école, là où le trottoir a été élargi avec pose de potelets) mais les voitures stationnent aussi sur le trottoir, en totalité ou à cheval, côté droit, côté des numéros impairs.

 «Il me semblait qu'il n'y avait plus de stationnement le long d'une école à Paris (...)

 « Est-ce que le stationnement à terme se fera des deux côtés de la rue Boinod sur cette portion - le trottoir de cette rue côté droit serait alors rétréci pour permettre le stationnement de ce côté en plus du côté gauche ?

 « Est-ce que le stationnement se fera uniquement à gauche le long de l'école ou uniquement à droite ?

 « (...) Depuis que les voitures se garent sur le trottoir côté droit de la rue Boinod, ce trottoir est défoncé, les pierres de rebord de celui-ci sont enfoncées, en désordre, et ce trottoir est à refaire totalement ou partiellement car dangereux pour les piétons, quelle que soit la solution de stationnement retenue ;

 «  (...) Des véhicules  (voitures, scooters, quads) empruntent régulièrement en sens interdit et à vive allure cette portion de la rue Boinod, soit pour se rendre à l'un des deux cafés de l'angle de la rue Hermann-Lachapelle et de la rue Boinod, soit pour rattraper la rue des Amiraux . Il n'y a pas encore eu d'accident à ma connaissance mais cela va inévitablement se produire si rien n'est fait pour réprimer ces pratiques, d'autant que l'école va bientôt être ouverte au public et que l'accès au square par la nouvelle voie "CA 18" sera aussi bientôt possible. »

Dans ce courrier, Denis Chevalier appelle enfin de ses vœux la mise en place rapide d'un stationnement payant résidentiel dans les rues Hermann-Lachapelle et Boinod.

« Ce type de stationnement (est) jugé utile et souhaité par presque tous », souligne-t-il.

 

Voici la réponse donnée le 27 mai par Rémy K'Dual, au nom de la mairie du XVIIIe arrondissement (extraits) :

 « A terme (les travaux doivent se terminer à la fin du mois de juin), le stationnement doit s'organiser du côté impair de la rue (Boinod) et uniquement de ce côté. De l'autre côté, là où le trottoir est élargi, les potelets empêcheront le stationnement sur ce trottoir. Le nouveau calibrage de la voie empêchera de stationner des 2 côtés.

 « Concernant les personnes empruntant en voiture la portion de rue en sens inverse, nous allons sensibiliser à nouveau la Préfecture de Police, seule compétente en matière de respect de la réglementation du stationnement et de la circulation, sur ce problème pour trouver des solutions concertées.

« Les élus d'arrondissement sont tout-à-fait conscients de la gêne occasionnée par les travaux en cours et m'ont demandé de solliciter les services municipaux et préfectoraux afin d'améliorer la situation actuelle. J'ai donc transmis votre message à ces services en leur demandant une attention particulière. Je vous invite à contacter les services de voirie de la ville (tel : 01 43 18 51 00) en cas de problème ou question sur le chantier. »

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UNE DUP COMPLEMENTAIRE

La réunion de lancement du processus devant mener à la déclaration d'utilité publique de la deuxième phase de la rénovation du quartier Amiraux Simplon a eu lieu mardi 1er juin 2004. Cette phase concerne la reconstruction d'immeubles en mauvais état qui ont fait l'objet d'un vœu approuvé à l'unanimité par le Conseil d'arrondissement, le 21 janvier 2001.

 

Calendrier probable (sauf retards) de l'opération :

  • Septembre 2004 : délibérations des Conseils d'arrondissement et de Paris approuvant la Déclaration d'utilité publique ;
  • Saisine immédiate du préfet de Paris pour le lancement de l'enquête d'utilité publique et de l'enquête parcellaire ;
  • Rédaction du rapport par le commissaire enquêteur et examen de ses conclusions par les services techniques ;
  • troisième trimestre 2005  : arrêté préfectoral de déclaration d'utilité publique ; début des opérations de relogement des habitants des immeubles ;
  • troisième trimestre 2006  : maîtrise foncière de l'ensemble des parcelles ; désignation des architectes chargés de la reconstruction des immeubles ;
  • 2007  : ouverture des chantiers ;
  • 2008  : achèvement de l'opération.

 

Pierre Paulot, représentant de la SIEMP, qui sera également chargée de cette 'opération, a rappelé que les six lots concernés représentaient 129 logements, dont une centaine encore occupés. Patrick Céleste, qui poursuit sa mission d'architecte coordinateur de la rénovation, a rappelé que les occupants des logements existants vivaient dans des conditions inacceptables ("indignes", a même déclaré Michel Neyreneuf, adjoint au maire du XVIIIe chargé du logement et de l'urbanisme) et qu'il fallait « dédensifier » ce parc immobilier très vétuste et très dégradé. A l'issue de l'opération, il ne restera qu'une cinquantaine de logements.

 

Patrick Céleste a présenté l'état de chaque immeuble et ses propositions  :

 

26, passage Duhesme : deux immeubles très dégradés dont les planchers s'écroulent, avec des locaux humides ; arrêtés de péril concernant les cages d'escaliers ; travaux faits sur injonction préfectorale de la façon la plus médiocre ; les deux immeubles ne sont séparés que par une cour de moins de trois mètres de large.

La reconstruction est pratiquement obligatoire. Le projet prévoit un seul immeuble de trois étages, séparé de la rue par un jardinet, avec une cour de six mètres à l'arrière.

 

10, passage Championnet : immeuble dont le nombre d'habitants est impossible à déterminer tant il est surpeuplé ; également très dégradé : réseaux anarchiques, effondrement des plafonds, dégâts des eaux ...

Reconstruction également obligatoire. Le projet prévoit un immeuble de trois étages avec combles en retrait, une cour de six mètres à l'arrière et la possibilité d'y raccorder dans quelques années un immeuble neuf bâti sur la parcelle mitoyenne, occupée par un garage.

L'immeuble aura 3 ou 4 logements sociaux « PLUS » pour une surface hors œuvre de 330 m2.

 

8-10-12, passage Kracher : le 8 est une ruine dont ne subsiste qu'une partie du mur de façade ; la réhabilitation des deux autres immeuble, totalement insalubres, atteindrait un coût prohibitif, du fait des tassements des fondations, des parties communes délabrées, de l'humidité des murs, de l'inconfort des logements, très dégradés, dont les planchers s'écroulent ; locaux humides, arrêtés de péril concernant les cages d'escaliers, travaux faits sur injonction préfectorale de la façon la plus médiocre ; ces deux immeubles ne sont séparés que par une cour de moins de trois mètres.

Le projet prévoit de bâtir sur ce lot une vingtaine de studios pour jeunes travailleurs et apprentis. A la demande d'Urban 18 et de Mieux vivre au Simplon, ces studios devront être implantés le long du mur mitoyen du 12, rue Neuve de la Chardonnière, afin de créer un jardinet mitoyen de celui du 143, rue de Clignancourt permettant d'apercevoir les ateliers d'artistes en bois qui seront prochainement réhabilités.

 

87, rue des Poissonniers : hôtel meublé vétuste et dégradé ; effondrement de planchers, parties étayées ...  La largeur de la rue et la profondeur de la parcelle permettront de reconstruire un immeuble de 4 étages (6 sur jardin), à l'alignement de la rue. Il y aurait 3 ou 4 logements et un commerce.

 

15, rue Boinod et 27-29, rue du Nord : l'architecture du 15, rue Boinod est de bonne facture. Cette partie de l'immeuble mérite d'être réhabilitée en y créant 5 ou 10 logements sociaux « PLUS ». En revanche, l'aile le long de la rue du Nord devra être reconstruite, les pièces à l'arrière ayant un prospect très réduit ; la reconstruction prévoit trois étages avec un jardinet le long de la rue et la création de 3 ou 4 logements sociaux « PLUS » (340 m2).

 

22, rue du Nord : immeuble en mauvais état (les voûtains du sous-sol s'effondrent, ainsi qu'une partie du plancher du rez-de-chaussée).

Il est prévu de reconstruire un immeuble de deux étages plus combles avec des lardites le long des rues du Nord et Emile-Chaîne, en créant quatre logements PLS (315 m2 hors œuvre).

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La preuve que ça bouge (lentement mais sûrement ?)

    A l'entrée de la rue Emile-Chaîne

A l'entrée de la rue Emile-Chaîne

La pancarte indique :

 "Début des travaux : 4e trimestre 2004"

"Fin des travaux : 4e trimestre 2006"

Rue Emile-Chaîne

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La deuxième tranche de la rénovation est engagée

Le jury d'architecture qui s'est réuni mardi 3 février 2004 au siège de la SIEMP, 29 boulevard Bourdon, a choisi trois équipes d'architectes pour chacun des six lots faisant l'objet de la consultation des maîtres d'œuvres.

 

Lot 1 : 28, rue Boinod et 24, rue Emile Chaine (réhabilitation + construction neuve) : Atelier Yann Brunel, DPM, Stéphane Bigoni.

 

Lot 2 : 14 à 18 rue Emile Chaine, 13-15 et 19, rue du Nord (constructions neuves : ateliers pour musiciens et artistes, logements sociaux) : Moussafir architectes associés, agence JN, Michel Bouquet.

 

Lot 3 : 4, rue Emile Chaine (réhabilitation), 101, rue des Poissonniers (construction de trois logements intermédiaires avec un commerce), 103-103 A, rue des Poissonniers et 10, rue Emile Chaine (réhabilitation de quatre logements sociaux, construction de quatre logements neufs et d'un atelier pour musicien) : Didier Drummond, Guillaume Neuhaus, Elisabeth Lemercier.

 

Lot 4 : 31-37 et 36, rue du Nord (réhabilitation de 18 logements sociaux) : Jean-Bernard Cremnitzer, Alessandro Mosca, Brigitte Philippon - Jean Kalt.

 

Lot 5 : 97, rue des Poissonniers, 3-5, rue du Nord (construction de cinq logements sociaux et de cinq ateliers de plasticiens) : Lalo, Charles-Henri Tachon, Laurent Charpin.

 

Lot 6 : 38 à 48, rue du Nord (construction de 10 logements intermédiaires et de trois ateliers pour musiciens) : Fabienne Gérin-Jean, MAAST (François Marzelle et Isabelle Marescau), GKP architecture.  

 

La SIEMP va négocier avec les architectes retenus afin de choisir un maître d'œuvre pour chacun des lots.

 

Nord-Emile-Chaîne deuxième tranche

 

Et puis ...

Lors de sa réunion du 21 janvier 2004, le Conseil d'arrondissement a approuvé la réalisation, au 4, passage Kracher, d'une résidence sociale PLA-I pour travailleurs migrants.

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CICA - Le point sur les projets de rénovation

Une réunion du Comité d'initiative et de consultation d'arrondissement (CICA) consacrée à la résorption de l'habitat insalubre a permis, le 11 décembre 2003, de faire le point sur les projets de rénovation dans le quartier Amiraux-Simplon. Compte rendu.

 

Les opérations de la SIEMP

 

Le projet de rénovation du secteur Duhesme - Roi d'Alger en est au stade du permis de construire. Les chantiers devraient être ouverts au quatrième trimestre 2004, ce qui témoigne d'une certaine lenteur : la demande de permis de construire a en effet été déposée en juillet dernier.

La SIEMP a lancé les études sur le 8, passage Duhesme, les 44, 55 et 57 rue Championnet, les numéros 18 à 26 passage Championnet et le 17 rue du Roi d'Alger. L'architecte Didier Morax a été désigné comme maître d'œuvre.

Pour les rues du Nord et Emile-Chaîne, un premier projet a été attribué à l'architecte François Gruson, chargé de reconstruire ou réhabiliter les numéros 2 à 18, 20, 24 et 43 rue du Nord. Les permis de construire seront déposés au deuxième trimestre 2004 (en avril, si tout va bien) ; les travaux devraient commencer en 2005.

La rue Emile-Chaîne, ainsi que les autres parcelles de la rue du Nord, seront traitées dans le cadre de la deuxième phase de la rénovation.

Cette deuxième phase concerne le 28 rue, Boinod, les 4, 10, 12, 14, 16, 18, 20, et 24 rue Emile-Chaîne, les 3, 5, 13, 15, 19, 30 rue du Nord, ainsi que les numéros 33 à 37 et 32 à 46 rue du Nord, les 97, 101, 103 , 103 A et 105 rue des Poissonniers et les 9 et 11 passage Duhesme.

En revanche, le projet de logements en accession sociale à la propriété du secteur Nord-Emile-Chaîne a subi un retard de près de six mois, les élus municipaux n'ayant pas accordé à temps le financement nécessaire à la SIEMP. Du coup, la SIEMP a arrêté les études de l'architecte, et le dossier de permis de construire ne sera déposé au plus tôt que fin mars, et plus vraisemblablement en avril 2004.

Une troisième phase est prévue, avec une deuxième déclaration d'utilité publique pour l'acquisition d'immeubles supplémentaires, dont la reconstruction ou la réhabilitation ont déjà été confiées à la SIEMP. Elle concernera le 87, rue des Poissonniers, les 31, 40 et 48 rue du Nord, le 15, rue Boinod, les 8, 10 et 12 passage Kracher, le 28 passage Championnet et le 26 passage Duhesme.

 

L'opération d'amélioration de l'habitat dégradé

 

Le maire du XVIIIe arrondissementn Daniel Vaillant, et Michel Neyreneuf, son adjoint chargé de l'urbanisme et du logement, ont annoncé le lancement d'une opération d'amélioration de l'habitat dégradé. Il s'agit d'une opération conjointe de la Ville de Paris, de l'Etat et de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH), qui concernera dans l'immédiat quelque quatre cents immeubles parisiens très dégradés ayant besoin d'un soutien des pouvoirs publics « pour ne pas basculer dans des situations irrémédiables ».

Ces immeubles vont bénéficier d'une assistance administrative et technique gratuite, ainsi que d'aides financières exceptionnelles pour les travaux indispensables, afin de les réhabiliter, d'améliorer le confort des logements, de prévenir les risques pour la santé des occupants et de soutenir les propriétaires et les locataires en difficulté.

L'opération a été confiée à un bureau d'études privé, Urbanis, dirigé par M. Yves JULOU, qui est en train de s'installer au 20, rue Marx-Dormoy (oahd@urbanis.fr).

Dans notre quarter, l'opération concerne pour le moment le 2, passage Kracher, le 11, passage du Mont Cenis, le 12, rue Neuve de la Chardonnière, le 95 et le 131, rue des Poissonniers.

 

L'inventaire de l'habitat insalubre ou dégradé

 

Michel Neyreneuf n'a pas été en mesure de répondre à une demande d'inventaire global des immeubles insalubres ou dégradés de notre quartier. Il a simplement demandé qu'on lui signale les immeubles méritant une visite technique.

 

Lors de sa séance du 1er décembre, le Conseil d'arrondissement a par ailleurs approuvé une série de délibérations concernant la rénovation du quartier : 

- la délibération No 12 autorise le Maire de Paris à approuver le dépôt par la SIEMP des demandes de permis de démolir et de construire pour la réalisation "d'environ 20 logements sociaux et six ateliers d'artistes dans le secteur Duhesme-Roi d'Alger” ;

- la délibération No 13  autorise le Maire de Paris à approuver le dépôt par la SIEMP des demandes de permis de démolir et de construire pour la réalisation "d'environ 33 logements sociaux et un ateliers d'artiste dans le secteur Nord-Emile-Chaîne” ;

En ce qui concerne la délibération No 12, l'autorisation vient en fait bien après le dépôt des permis de démolir et de construire, s'ils ont bien été déposés en juillet dernier comme l'affirme la SIEMP... En revanche, en ce qui concerne la délibération No 13, l'autorisation vient bien avant l'élaboration des dossiers à déposer. Une fois n'est pas coutume...

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Simplon, futur "quartier vert" ?

Dominique Lamy, adjoint au maire du XVIIIe arrondissement chargé de la voirie, a présenté le 15 décembre 2003 aux membres du Conseil de quartier plusieurs projets qui doivent être réalisés prochainement.

Le premier est loin d'être nouveau : il s'agit de la voie piétonne qui doit longer le square Henri-Sauvage ; elle est prévue par le plan-programme de l'Est parisien approuvé par le Conseil de Paris en ... 1983 ! La fonction première de cette voie nouvelle est de permettre aux pompiers d'accéder aux immeubles bâtis le long du square.

Le deuxième projet consistera à élargir des trottoirs de la rue du Boinod et de la rue du Simplon le long de la nouvelle école maternelle, qui doit ouvrir en septembre prochain. En effet, le plan «Vigipirate» oblige la ville à interdire, par des aménagements appropriés, le stationnement des voitures le long des écoles.

M. Lamy a fait étudier un projet qui va bien au-delà de cette obligation de sécurité : les trottoirs seront élargis rue du Simplon jusqu'à la rue des Poissonniers, ce qui permettra de planter onze arbres. Ce projet est déjà financé.

En revanche, l'élargissement du trottoir de la rue Boinod, qui doit se faire jusqu'à la partie piétonne de la rue des Amiraux, avec plantation d'une demi-douzaine d'arbres supplémentaires, doit encore être inscrit au budget municipal de 2004 (qui atteint les six milliards d'euros).

Nous nous réjouissons de ce projet qui, bien que modeste, devrait représenter une première étape de l'aménagement du quartier vert qui nous a été promis dans le programme électoral du maire de Paris. Bertrand Delanoë a rappelé tout récemment que 94 % de la voirie parisienne sont affectées à la circulation automobile pour le déplacement de 25% à peine des Parisiens. L'élargissement des trottoirs et leur plantation fait partie du processus d'installation d'espaces dits «civilisés».

Notre association demande depuis des années la création de placettes réservées aux piétons le long de la nouvelle école maternelle, pour susciter la création d'un vrai centre de quartier, mettre les écoliers et leurs parents à l'abri de la circulation automobile et faire progresser le verdissement d'Amiraux-Simplon, puisque notre quartier est l'un des plus pauvres de Paris en squares et jardins publics, avec seulement 0,30 m2 par habitant !

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Nord-Emile Chaîne : le bon choi>

Le jury du concours d'architecture chargé de désigner le meilleur projet pour la rénovation des lots 11, 20, 21 et 22 dans le secteur Nord-Emile-Chaîne s'est réuni le 2 juin 2003 au siège de la Société immobilière d'économie mixte de Paris (SIEMP).

Mieux Vivre au Simplon (MVS) était membre du jury en tant qu'association représentative du quartier et Michel NEYRENEUF, adjoint au maire du XVIIIe chargé de l'urbanisme et du logement, représentait la mairie d'arrondissement.

Trois architectes avaient été pré-sélectionnés pour élaborer un projet sur ce secteur. Leurs propositions portaient principalement sur 26 logements en accession à la propriété sur les parcelles comprises entre la rue du Nord et la rue Emile-Chaîne, un immeuble locatif social de deux logements au 24, rue du Nord, entre deux immeubles conservés, et un atelier-logement pour artiste plasticien au n° 43 de la même rue.

Le jury a retenu très majoritairement le projet que MVS soutenait.

Le parti retenu pour les 26 logements en accession à la propriété, avec une organisation de type "maisons de ville" bordées de jardins privatifs, le choix des matériaux et la qualité des traitements de façade, nous apparaissaient les plus appropriés pour mettre en valeur ce secteur trop longtemps abandonné.

Ces projets seront présentés par deux responsables de la SIEMP à l'assemblée générale de MVS, le 12 juin, avec panneaux d'affichage et maquette à l'appui. Ils évoqueront également d'autres projets du secteur Clignancourt-Nord.

L'architecte chargé de la rénovation des lots 1, 4, 5 et 6 dans le secteur Duhesme-Roi d'Alger, Didier MORAX, a ainsi présenté son projet à MVS le 26 mai dans les locaux de la SIEMP.

 

Secteur Roi d'Alger

 

La procédure adoptée pour ce secteur n'est pas la même que pour le secteur Nord-Emile Chaîne : dans la mesure où le montant des honoraires de l'architecte est inférieur à 200.000 euros, il n'y a pas obligation d'un concours pour le désigner.

Didier MORAX, sélectionné par le maître d'ouvrage, a donc présenté les esquisses des première opérations du projet d'aménagement.

Ce programme a quelque peu évolué par rapport à ce qui était prévu initialement. L'examen-diagnostic des immeubles ou la configuration des parcelles ont amené l'architecte à revoir, pour certains lots, le nombre et la typologie des logements qui seront finalement réalisés.

 

1° Lot 6 (17, rue du Roi d'Alger et 18-26, passage Championnet)

 

C'est la plus grande des parcelles réaménagées dans le secteur (après la résidence universitaire de la rue Neuve de la Chardonnière) : 5 ateliers d'artistes et leurs logements ainsi que 12 logements sociaux dit PLUS y seront construits ou réhabilités.

Le parti-pris de l'architecte a été de conserver le 17, rue du Roi d'Alger qui, estime-t-il, « a de l'intérêt tant dans sa modénature que dans sa couleur ». Pour Didier MORAX, « le supprimer aurait générer un accident architectural ».

Le lot comprendra donc, côté passage Championnet, en retrait par rapport à la rue, pour faire respirer le passage, 5 sous-ensembles identiques composés chacun d'un atelier séparé de la rue par un petit jardinet et prolongé sur l'arrière par une courette, l'atelier étant surmonté d'un logement en triplex T4 ou T5. Dans la partie en retour, le long du passage du Roi d'Alger, un immeuble sera construit qui fera la jonction avec le 17 rue du Roi d'Alger. L'ensemble aura une seule entrée et un escalier commun ; la partie neuve comportera 3 étages et sera constituée de T4, T5 et T6 ; la partie réhabilitée - le 17, rue du Roi d'Alger - gardera ses 4 étages et comprendra des T3. Au total, 12 logements PLUS seront construits.

MVS s'étonnant des différences de niveaux et de volumes dans l'ensemble de la parcelle et avec les bâtiments avoisinants, notamment le 17 bis, l'architecte a expliqué que Paris était construit ainsi. En ce qui concerne précisément le 17 bis, il a expliqué que les propriétaires de cet immeuble doivent, dans les meilleurs délais, remettre en état sa façade arrière - les héberges en termes architecturaux - pour que l'ensemble soit homogène.

Pierre PAULOT, de la SIEMP, a déclaré que le quartier, peu dense actuellement, le demeurerait avec ces petites maisons de 3 étages que constitueront les ateliers d'artistes. « On est sur une toute petite échelle ; c'est de la très haute couture urbaine », a-t-il dit.

Sous l'ensemble sera construit un parking de 15 places, dont l'entrée sera située rue du Roi d'Alger.

Michel NEYRENEUF, adjoint au maire du 18ème en charge de l'urbanisme et du logement, a pour sa part regretté l'inaccessibilité des logements PLUS aux personnes handicapées, l'ensemble ne comportant pas d'ascenseur.

 

2° Lot 5 (55 et 57, rue Championnet)

 

Il s'agit de la réhabilitation d'un immeuble et la construction d'un autre, qui viendra terminer la pointe située à l'angle de la rue Championnet et du passage Championnet. L'immeuble réhabilité sera composé de 3 logements PLUS de 3 pièces et la partie neuve d'un commerce en RDC de 50 m² environ. Devant, une placette pourra être aménagée. A la question pourquoi avoir conserver le 55 rue Championnet, l'architecte reconnaît qu'il aurait été plus simple de tout démolir mais que c'est la déclaration d'utilité publique qui imposait de conserver l'immeuble.

 

3° Lot 4 (44, rue Championnet)

 

Le bâtiment sera entièrement réhabilité et 4 T3 y seront aménagés. Le commerce en rez-de-chaussée demeure.

 

4° Lot 1 (8, passage Duhesme)

 

Il s'agit d'une maison avec en RDC un atelier d'artiste et au-dessus un logement PLUS T3.

 

A partir des esquisses présentées par l'architecte Didier MORAX, Mieux Vivre au Simplon a pu constater la qualité architecturale du travail menée par la SIEMP dans le cadre des opérations d'aménagement du secteur.

Pour l'ensemble de ces lots, le permis de construire va être prochainement déposé et une entreprise ensuite désignée.

 

Selon la SIEMP, cette première phase sera suivie de deux autres, lancées en même temps :

  • secteur Nord-Emile-Chaîne : lots 8,9, 12 et 16 pour la phase 2 et 13, 14, 15, 16, 17, 18, 23, 24 et 25 pour la phase 3 ;
  • secteur Duhesme-Roi d'Alger  : lots 2 et 3 (halte-garderie dont la SAGI assurera la maîtrise d'ouvrage).

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En bref

  • L'architecte coordinateur de la rénovation du quartier Amiraux-Simplon, Patrick Céleste, a annoncé le 1er juin 2004 que la résidence universitaire boulevard Ornano / rue Neuve-de-la-Chardonnière serait livrée en juillet.
  • Michel Neyreneuf, adjoint au maire du XVIIIe chargé du logement a annoncé le 1er juin 2004 qu'il avait décidé de confier à la société Richemont (filiale de la RIVP) la réhabilitation du foyer de travailleurs africains situé au 4, passage Kracher.
  • Le conseil d'arrondissement du 13 octobre 2003 a donné au maire de Paris l'autorisation de déposer des demandes de permis de démolir pour les constructions situées 18 et 20 passage Duhesme.

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