Lu dans la presse |
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Le public du XVIIIe demande des comptes au maire de Paris (Le Parisien, 19 décembre 2003) |
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BERTRAND DELANOË a bouclé, hier soir, sa tournée des arrondissements en allant à la rencontre des habitants du XVIII e , où il est élu depuis 1977. Pour ce dernier compte rendu de mandat de l'année, quelque quatre cents personnes l'attendaient. Devant une assistance qu'on aurait pu croire toute acquise au maire socialiste de la capitale, il a dû défendre, chiffres à l'appui, son bilan et faire taire sans ménagement quelques mécontents qui lui coupaient la parole. Ce qui lui vaut cette observation : « Il n'y a que dans le XVIII e qu'on m'interdit de parler ! » Après l'autosatisfaction affichée en début de soirée (qu'une habitante lui a d'ailleurs reprochée), le maire de Paris a très vite adopté un autre ton, plus direct, parfois brutal : « Je ne vais pas me gêner pour dire ce que je pense, je suis comme vous. » Aux riverains du quartier de la Goutte-d'Or, de Château-Rouge et de Simplon, intarissables sur les problèmes d'insécurité, de propreté ou encore d'insalubrité des logements, le maire de Paris a rappelé les travaux en cours : : «Je suis d'accord avec vous, ça ne va pas assez vite. Mais que vous disiez que rien n'a bougé, ce n'est pas juste. » Il va même jusqu'à culpabiliser ses administrés : « On ne nous motive pas plus en nous disant que ce qui est fait n'existe pas, il faut être honnête. » Voire, à les défier quand leurs exigences lui semblent irréalistes : « Il y a 100 000 familles en demande de logement dans cette ville, madame », s'emporte Bertrand Delanoë face à une mère de famille qui lui réclame un logement pour la deuxième fois dans la soirée. « Moi aussi je peux me mettre en colère. Si vous voulez ce qu'il y avait avant, ça reviendra très vite, vous verrez s'ils (NDLR : les élus de droite) feront 21 000 logements sociaux en six ans ! » La question suivante lui permet de reporter son courroux sur la préfecture de police. Interrogé sur le stationnement en soirée de cars de tourisme dans les couloirs de bus, place Blanche, le maire lâche : « C'est honteux, c'est inadmissible ! Je ne proposerai pas de contribution de la Ville à la préfecture de police si elle ne fait pas respecter le stationnement des autocars à Pont-Cardinet. Involontairement, on se fout de moi ! » Hier soir, Bertrand Delanoë n'a pas osé lancer de défi similaire à celui prononcé lors du compte rendu de mandat dans le II e arrondissement, à propos de la rue Saint-Denis ("Je prends le pari que la rue Saint-Denis sera plus agréable et de meilleure qualité en 2007 qu'en 2000", avait-il dit). Il est resté plus modeste : « Je ne vous promets pas la Lune. Je ne ferai pas 100 000 logements et 10 000 places en crèches. Mais je ne veux pas que ce soit pour vous un motif de découragement. Il faudra encore quelques années pour rattraper des décennies. » |
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Après 6 ans d'attente, enfin un projet pour la Cour du Maroc ! (Le Parisien, 19 septembre 2003) |
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Ça y est, l'association Les Jardins d'Eole, qui milite depuis 1997 pour la création d'un grand espace vert à la frontière des XVIIIe et XIXe arrondissements, dans l'un des quartiers les plus défavorisés de Paris, a obtenu gain de cause. D'ici à 2006, un immense jardin remplacera l'actuelle friche de la cour du Maroc. |
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Découvrez la future cour du Maroc (Le Parisien, 19 septembre 2003) |
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L'exposition "Actualités parisiennes", au Pavillon de l'Arsenal, présente une centaine de projets d'architectes et paysagistes, dont le futur parc de la Cour du Maroc. Le long de la rue d'Aubervilliers, limite entre le XVIIIe et le XIXe, c'est un grand jardin pour tous, d'une superficie de 4,2 hectares, qui s'intègrera à la vie du quartier. L'équipe de Michel Corajoud, qui a remporté le concours, devait s'adapter à un site à l'image du projet, dantesque : un espace tout en longueur jouxtant un domaine ferroviaire. Défi relevé car les plans séduisent d'emblée. A la place de cette surface hostile, de multiples jardins et terrasses ponctueront le paysage. Autour des terrains de sport, le jardin des Gravures, le jardin des Terrasses clairsemé d'arbres à fleurs, une prairie que vous traverserez à l'ombre d'une allée pour rejoindre un bosquet d'arbres fruitiers. L'originalité du projet réside aussi dans les jeux de lumière. Lumière qui sera présente... la nuit ! En effet, les jardins sortiront de l'obscurité, même pour les parties fermées en soirée. Car c'est l'ambition des concepteurs de faire évoluer l'image du parc en général. Par exemple, l'« Ecran rouge » est un mur en terre cuite troué de multiples ouvertures qui, la nuit, prendra différentes formes selon l'orientation des projecteurs. Mais patience, il faudra attendre 2006 pour voir le parc ouvrir ses portes. |
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18e-L'accueil des toxicomanes menacé par la baisse des subventions (Le Parisien, 26 mai 2003) |
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Les principales structures du XVIIIe arrondissement qui accueillent des toxicomanes et bénéficient du soutien financier de l'Etat sont aujourd'hui concernées par la baisse des subventions. Elle menace directement leur activité, dans un arrondissement fréquenté par deux mille à trois mille usagers de drogue en situation précaire. A la Terrasse, rue Marcadet, quatorze professionnels reçoivent 600 personnes par an dans trois bureaux : ils proposent aux toxicomanes un suivi médical, social et psychologique. Depuis deux ans, des locaux mitoyens ont été acquis pour agrandir le centre mais n'ont pas été aménagés, faute d'argent. Dans le quartier de la Goutte-d'Or, EGO (Espoir Goutte-d'Or) s'est vu supprimer le poste d'un animateur qui coordonnait le journal de prévention. Et depuis février 2003, le programme d'échange de seringues ne fonctionne plus que cinq jours par semaine au lieu de sept jours sur sept. Dans le quartier de la Chapelle, l'association Charonne, qui gère la Boutique, rue Philippe-de-Girard, espère pouvoir maintenir son activité jusqu'à la fin de l'année mais n'est pas sûre d'être en mesure de continuer en 2004. Dans le même quartier, SOS Drogue International dirige le Sleep-in, accueil de nuit pour les toxicomanes. En 2003, 25 % des crédits octroyés par la Ddass à l'association sont gelés. La Coordination toxicomanies 18e, dont les animateurs font depuis quatre ans de la médiation entre les riverains et les toxicomanes, a vu cette année l'aide de la Ddass diminuer de 14 %. |
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