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Interview de l'architecte Patrick Céleste (janvier 2001) Démolion-reconstruction ou réhabilitation ? |
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INTERVIEW DE PATRICK CELESTEArchitecte coordonnateur du projet de rénovation des secteursNord-Emile Chaîne et Roi d'Alger-DuhesmeCette interview a été publiée sur le site de MVS début janvier 2001, quelques jours avant le vote par le Conseil de Paris, le 29 janvier 2001, de ce projet de rénovation du quartier Amiraux-Simplon après deux ans d'études et une concertation à laquelle l'association a pris une large part. Patrick Céleste en explique l'esprit (certains éléments chiffrés sont légèrement différents dans le projet tel qu'il a finalement été adopté), qui rejoint les préoccupations de MVS. Pour lui, il convient d'agir sans attendre ! Fin septembre 2003, il serait faux de dire que ces projets n'ont pas avancé du tout mais le premier coup de pioche tarde toujours à venir ...
Patrick Céleste : Les études sur le secteur Emile Chaîne-rue du Nord-Duhesme-Roi d'Alger ont commencé il y a deux ans. Il s'agit de faire revivre un quartier à partir d'une intervention de la Ville. Il y a eu de nombreuses réunions et des concertations. Les bâtiments ont été auscultés, les documents techniques sur l'état du bâti, les enquêtes sociales, économiques, ont été réalisés. Les associations de quartier ont été plus que consultées, elles ont travaillé de concert ou dans une relation de tension positive avec les différents services de la Ville, de telle sorte que la Ville a maintenant un projet. Ce projet a été également évalué pour tout ce qui intéresse son coût - le coût de construction, le coût de réhabilitation, le coût d'acquisition des bâtiments.
MVS : C'est une opération que vous évaluez à combien ?
Pour le coût de construction et de réhabilitation, après les premières approches techniques que j'ai menées, je vois à peu près 100 millions de francs de travaux, qui intéressent environ 125 logements, plus des équipements - halte garderie, équipement de quartier ... Donc c'est considérable. Quand on regarde une carte du secteur, on voit qu'un quart ou 20% du territoire bâti est directement intéressé par ces rénovations. Cela comporte 25 interventions, si ce n'est plus, qui sont donc dispersées. Il y a des interventions qui sont de l'ordre du logement, c'est-à-dire à l'unité, entre deux parcelles, entre deux murs séparés de quatre ou cinq mètres. Donc il s'agit là d'un micro-urbanisme autant sur le plan de l'intervention architecturale que sur le plan social et économique.
Qu'est-ce qui vous a guidé dans ce projet ?
Le principal objectif c'est de maintenir le génie du lieu en ayant des interventions discrètes et cependant efficaces, pour lesquelles on pourrait dire dans quelques années, ces bâtiments ont toujours été là. Dans un quartier vivant, populaire comme celui-ci, pour lequel on ne peut pas dire qu'il y ait une énorme pression foncière comme il pourrait y en avoir dans les quartiers jouxtant immédiatement la Seine, l'idée est qu'il convient qu'il y ait du logement social (PLA), du logement social à loyers légèrement plus élevés (PLI) - mais sur le plan de la qualité des édifices et des prestations, c'est strictement la même chose - et de l'accession sociale à la propriété, réservée à des gens qui habitent déjà dans des logements sociaux. On fait d'une pierre deux coups, puisque des personnes accèdent à la propriété, habitent toujours Paris et libèrent en même temps un logement social. Je partage pleinement l'idée de mixité sociale. Je n'ai pas eu besoin de forcer ma nature. Je n'ai pas eu à faire acte de militantisme, comme il eut été vraisemblablement nécessaire dans des secteurs où la pression foncière est plus forte. Ici, le site, le contexte social et politique invitent à la mixité.
Et les logements-ateliers ?
Il y en a une vingtaine dont la moitié réservés à des artistes plasticiens, avec peut-être également des sculpteurs (ils sont un peu plus grands que les autres). Pour le reste, il s'agit de 10 à 11 ateliers de musiciens et ça c'est une invention qui n'a pas de précédent. Il s'agit d'appliquer aux musiciens le même principe que pour les logements pour plasticiens, où l'atelier est bien séparé, de telle sorte que le musicien ait un studio d'une quarantaine de mètres carrés, haut sous plafond, insonorisé, où il puisse mener une double activité : une activité de musicien qui répète, qui compose, et une activité de musicien amené à travailler avec plusieurs personnes - un pianiste et un chanteur, un groupe, un petit orchestre de jazz de trois ou quatre personnes, un trio, un quatuor, etc ... Or les ateliers logements actuels n'autorisent pas ce genre de chose. J'ai opté pour deux solutions. L'une où l'atelier est totalement indépendant du logement, c'est-à-dire que personne n'habite au-dessus, même le locataire n'habite pas au-dessus de son atelier. Dans d'autres cas de figure, j'admettrai que l'atelier puisse quelque peu perturber le logement de l'habitant en mettant l'atelier plutôt au rez-de-chaussée ou à l'étage supérieur. Là, évidemment, il y aura un affaiblissement acoustique convenable.
De quelle taille seront les logements proprement dits ?
Cela dépend. Parce que vous pouvez être musicien célibataire et vous pouvez être musicien avec enfants. Le maître d'ouvrage m'invite à faire la gamme complète, c'est-à-dire des logements de quatre, peut-être cinq pièces, et des logements plus petits, de deux pièces. Ce principe s'étend à l'ensemble des logements qui seront réalisés ou réhabilités.
Donc le parc de logements sera ... ?
De deux à cinq pièces. Les cinq pièces seront tout de même un peu plus rares. La moyenne est plutôt de trois pièces. Pour l'accession à la propriété aussi - on fait du deux pièces, du trois pièces et du quatre pièces.
Qu'est-ce qui vous a amené à envisager des ateliers-logements d'artistes ?
Deux éléments. D'une part le site lui-même, c'est-à-dire ses orientations, ses parcelles mono-orientées, ses rues étroites. D'autre part le fait que le rez-de-chaussée sera tout de suite occupé en activité. Les études économiques font apparaître qu'il est vain d'imaginer des rez-de-chaussée uniquement occupés par des équipements ou des commerces. Donc il convient d'habiter en rez-de-chaussée. Habiter en rez-de-chaussée, ça ne pose pas forcément problème avenue Foch parce qu'on a des jardins de protection. Dès lors qu'on a des passages de cinq mètres ou 4,5 m, l'habitation en rez-de-chaussée pose des difficultés, surtout mono-orientée. Si je mets du cinq mètres sous plafond en rez-de-chaussée éclairé au nord, avec des grandes baies, la lumière entre pleinement. Et dès lors qu'on a atteint le premier ou le deuxième étage, en faisant des duplex, on fait entrer le soleil par l'intermédiaire du toit dans le logement, même si c'est une mauvaise orientation. Ça milite plutôt pour faire des logements grands. C'est un peu cette idée-là qui m'a fait penser à des logements d'artiste. Cela aurait pu être des ateliers d'artisan mais, quand on cherche à faire revivre un quartier, attendre que des commerces ou des activités artisanales puissent s'implanter c'est prendre le risque d'avoir des carreaux de plâtre pendant trois ou quatre ans et même plus longtemps. Alors que les musiciens et les artistes plasticiens sont demandeurs, la clientèle est connue et on n'arrive pas à la satisfaire. Donc on est sûr que le lendemain même les logements sont réservés. Les gens le savent deux ou trois mois avant et ils sont là le premier jour, ce qui est très intéressant pour un quartier qu'on cherche à faire revivre.
Et pour les autres logements sociaux ?
Pour les autres logements sociaux, il y aura des maisons et des maisons superposées protégées des regards importuns par des grilles et des plantations sur une profondeur de un mètre, comme c'est actuellement le cas rue du Nord, ce qui représente la sécurité pour les personnes et une certaine respiration. On passe d'une voie de cinq mètres de large à une voie qui fait sept mètres, en R+2. Les gens n'auront pas directement leur salle à manger ou leur chambre ou leur cuisine donnant sur rue. C'est le site qui s'y prête. Ou alors il y a des constructions sur une petite courée - on pousse une grille, on a un jardin collectif et trois ou quatre ateliers et logements de musicien ...
N'est-ce pas une façon, comme Henri Sauvage (l'architecte de l'immeuble de la piscine des Amiraux) en son temps, de prolonger une réflexion sur le logement social ?
Il s'agissait quand même d'un architecte révolutionnaire et le temps avait changé, après la guerre de 14-18. On était un peu ouvert à l'innovation. Ici, c'est très différent. Il ne s'agit pas de produire un objet extraordinaire ou hors norme. Il s'agit au contraire de repérer les caractéristiques d'un quartier en termes de permanence et non plus en termes de rupture, afin de s'appuyer sur ces permanences. S'il n'avait pas été pendant des années voué à la destruction, considéré comme quartier insalubre, compte tenu de la pression immobilière sur Paris et de l'engouement de la catégorie sociale dite «bo-bo» («bourgeoisie-bohème») pour les maisons individuelles, le loft, etc, ça ferait longtemps que cette bourgeoisie bohème se serait emparée de ce quartier comme elle s'est emparée de bien des passages. Mais là, il y a une réelle «taudification», il y a un vrai problème qui ne peut être résolu que par une intervention publique. Le problème, avec les îlots classés insalubres et voués à la destruction pour faire du neuf, c'est que, comme ces opérations mettent beaucoup de temps, ça a contribué à la dégradation du quartier.
Donc le temps presse, plus que jamais ?
Les études sont faites, l'esprit du lieu émerge, il y a un côté consensuel et donc il n'y a plus qu'à faire. C'est-à-dire que les politiques ont à prendre les décisions, les voter, à donner les moyens de cette réalisation et, derrière, le maître d'ouvrage qu'est la SAGI*, les architectes et les entreprises qui ne demandent qu'à travailler, les professionnels, suivront. Quand on réfléchit depuis deux ans sur un quartier, qu'on a pu constater dès les premiers jours qu'il faudrait intervenir immédiatement, que pour des raisons de cohérence il faut arrêter une politique, le temps qu'elle soit acceptée, que les décisions et les moyens soient dégagés, les bâtiments existant sont forcément encore un peu plus dégradés et il convient d'intervenir le plus vite possible. Il faut faire vite. Le quartier en a besoin, les gens sont impatients.
* (La SAGI a depuis lors été remplacée par la SIEMP) |
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RENOVATIONSix immeubles voués à la démolitionpourraient finalement être réhabilités(printemps 2003)
Six immeubles du quartier Amiraux-Simplon, que la Ville de Paris avait prévu de démolir, ont été reclassés en immeubles à réhabiliter sur proposition des élus verts et pourraient finalement être conservés. Il s'agit du 10 et du 28, passage Championnet, du 26, passage Duhesme, du 10-12, passage Kracher, du 15, rue Boinod et du 87, rue des Poissonniers, que la Ville de Paris doit acquérir à la demande de Mieux Vivre au Simplon. Les Verts parisiens ont imposé leur point de vue lors des débats qui ont eu lieu en Conseil d'arrondissement et au Conseil de Paris au moment de l'approbation de l'extension du droit de préemption urbain renforcé à ces immeubles. Hostiles aux opérations de démolition-reconstruction et à ce qu'ils jugent être une « stigmatisation de l'habitat populaire », ils ont fait valoir que les « insalubrités ponctuelles constatées » sur ces immeubles « vétustes » étaient « parfaitement remédiables ». C'est la SIEMP, société d'économie mixte, qui est chargée de la réhabilitation et de la résorption de l'habitat insalubre dans le quartier. Elle est présidée par un élu vert. La position des Verts appelle deux remarques : - sur la forme : ils n'ont pas engagé la moindre concertation, notamment avec le Conseil de quartier qui devait débattre du plan local d'urbanisme (PLU) ; - sur le fond : il faudra au moins démolir l'immeuble sur cour du 26, passage Duhesme, qui ne peut pas être mis aux normes de « salubrité », le prospect des ouvertures étant seulement de l'ordre de deux mètres. Quant aux autres, nous invitons les habitants du quartier à aller les visiter pour se faire leur propre opinion sur l'opportunité de les conserver. En tout état de cause, la procédure n'en est qu'à son début. La Ville doit ainsi lancer une enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, notamment pour exproprier les lots qu'elle n'aura pas pu « préempter » ou acheter à l'amiable. L'enquête devra se faire sur des projets précis (réhabilitation ou reconstruction). |
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Plan local d'urbanismeLes propositions de MVS ont été reprisespar le Conseil de quartier(printemps 2003)
Le projet de "Plan local d'urbanisme" (PLU), adopté le 25 avril par le Conseil de quartier, reprend l'essentiel des propositions de Mieux Vivre au Simplon, dont la mise en voies piétonnes des rues du Nord et Emile-Chaîne et des quatres passages du quartier Amiraux-Simplon (Duhesme, Roi d'Alger, Championnet et Kracher). Le PLU élaboré par la Ville de Paris, qui fait l'objet d'une concertation au niveau des mairies d'arrondissement, remplacera l'ancien Plan d'occupation des sols (POS). Voici un résumé des propositions de Mieux Vivre au Simplon. 1. Les centres de quartiers figureront dans le plan local d'urbanisme. Dans le nôtre, la poste et l'école maternelle en chantier peuvent former un vrai centre si leur attractivité est renforcée en réservant aux piétons et en plantant le petit tronçon de la rue Boinod qui longe la future école maternelle. Ce qui assurerait la sécurité des enfants et encouragerait la transformation des deux cafés existants en lieux plus conviviaux, voire en restaurants. Le tronçon de la rue du Simplon devant la poste et l'école maternelle doit également devenir piétonnier pour former leur « parvis ». 2. La voirie secondaire doit être reconquise pour les piétons. L'architecte chargé de la rénovation des secteurs Nord - Emile Chaine - Roi d'Alger propose d'en aménager les rues pour que seuls les véhicules des riverains et de leurs invités y soient admis. La mise en oeuvre de ce projet est urgente pour la rue du Nord, « parcours malin » entre la rue des Poissonniers et le boulevard Ornano. Des plantations d'arbres, de plantes grimpantes et la création de jardinets sont à réaliser à travers le quartier, en particulier dans les secteurs rénovés. 3. Des terrains de jeux pour les enfants et les adolescents et des terrains de pétanque doivent être créés rue des Poissonniers, le long du garage d'autobus. Un square, des équipements sportifs et une promenadesont à aménager sur les emprises ferroviaires qui vont se libérer dans la même rue. 5. Il faut relancer le développement économique du quartier, qui est parmi les plus défavorisés en exploitant les possibilités de développement des portes et autour de nouvelle gare RER (lignes B et D) de la porte de la Chapelle. Un pôle de bureaux est facile à y promouvoir, ainsi qu'un pôle hôtelier à proximité du Marché aux p uces, qui attire des millions de touristes. 6. Remettre à niveau le commerce par un plan de sauvegarde, à mettre en œuvre par une société d'économie mixte municipale. En effet, un tiers des locaux commerciaux du quartier sont vacants, avant même la création de l'hypermarché de la porte d'Aubervilliers. Le commerce de notre quartier peut se développer grâce à la proximité du marché aux puces, l'un des pôles touristiques majeurs de Paris.
(Ceci est un résumé. Pour consulter l'intégralité des propositions de MVS pour le PLU, cliquer ici) |
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DOSSIER ORNANO(Attention, ce dossier est classé dans un ordre chronologique inversé ; les articles les plus récents sont les premiers) |
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DU NOUVEAU POUR LE BD ORNANO ? |
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La mairie du XVIIIe arrondissement a organisé le 14 avril 2004 une réunion d'information sur le projet d'aménagement du boulevard Barbès en "espace civilisé", en présence de Denis BAUPIN, adjoint au Maire de Paris. En marge de cette présentation, Daniel VAILLANT, maire du XVIIIe, et Denis BAUPIN ont annoncé une première tranche de travaux pour le boulevard Ornano. Compte rendu.
Les grands principes de l'aménagement du bd Barbès en « espace civilisé » Dans le prolongement des travaux en cours sur les boulevards de Clichy et Rochechouart ou prévus pour le bd Magenta, la Ville de Paris envisage de transformer le bd Barbès en « espace civilisé ». Il s'agit, pour Denis BAUPIN, de faire de ces axes dits « rouges », favorisant aujourd'hui la pénétration de la circulation automobile dans la ville, des voies qui permettent :
Il est envisagé pour le bd Barbès une utilisation différente de la voirie avec un élargissement des trottoirs, la mise en place de deux voies pour les cyclistes, de deux couloirs protégés pour les bus et les taxis, les voitures se voyant réservées deux voies (une montante, une descendante) tandis que des espaces sont prévus pour les livraisons. Les travaux sont prévus pour démarrer au printemps 2005 et finir à l'été 2006. En marge de cet aménagement, la RATP a prévu de rénover la station Château-Rouge.
Premiers travaux pour le bd Ornano dès l'été 2004 « Pour répondre à la demande des associations et des élus », Daniel VAILLANT a annoncé que des aménagements sont d'ores et déjà prévus pour le bd Ornano, même si la transformation du boulevard en « espace civilisé » n'interviendra que lors de la prochaine mandature. « Pour des raisons financières et techniques, il n'est pas prévu de tout faire tout de suite », a précisé le Maire. Ces aménagements comprendront :
La configuration de la chaussée du bd Ornano étant la même que celle du bd Barbès, il est possible d'imaginer que le bd Ornano sera aménagé par la suite comme le bd Barbès, avec notamment un élargissement des trottoirs. A une question du représentant de Mieux Vivre au Simplon et du Collectif des Riverains de la Porte de Clignancourt, Denis BAUPIN a répondu que le temps restant avant la réalisation des travaux pourrait être mis à profit pour réfléchir ensemble à un aménagement global du boulevard. |
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TOUJOURS RIEN EN VU POUR LE BOULEVARD ORNANO(printemps 2003) Mieux Vivre au Simplon a remis officiellement le 19 juin 2003 à Dominique LAMY, adjoint au maire du XVIIIe arrondissement chargé de la voirie et de la circulation, à Bruno SARRE, collaborateur du maire de Paris, et à une collaboratrice de Christophe CARESCHE, député de la circonscription, une première synthèse des doléances recueillies par MVS et EPOC à propos du boulevard Ornano. Tous les points abordés par les riverains dans le cahier de doléances qui avait été mis à leur disposition par MVS et EPOC - circulation, voirie, hygiène, propreté, aménagement urbain, activités économiques, sécurité ...- ont été portés à la connaissance des élus lors de cette réunion. Hormis sur les questions de voirie et la circulation, il ressort de cette réunion qu'il y a peu d'améliorations à attendre dans les prochaines années. Dominique LAMY a accepté d'étudier la possibilité, en certains points du boulevard, de revoir la voirie, afin notamment de sécuriser sa traversée. "Le boulevard sera requalifié", nous ont certes dit nos interlocuteurs, mais pas avant la prochaine mandature ! Pour notre part, nous ne baisserons pas les bras. Le cahier de doléances continuera de circuler jusquà ce que nos élus prennent l'exacte mesure de la dégradation de ce boulevard ! |
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Première synthèse du cahier de doléanceset du courrier reçu par MVS et EPOC(printemps 2003) Contexte En mars 2003, Mieux vivre au Simplon et EPOC ont invité les riverains et les usagers du boulevard Ornano à s'exprimer sur un « cahier de doléances » déposé chez un commerçant de la place Albert Kahn. Une affiche présentant cette démarche a été placardée chez de nombreux commerçants du boulevard dont certains ont pris l'initiative de faire signer des pétitions. Près de 300 signatures ont été recueillies.
Principaux points relevés sur le « cahier de doléances » Ils concernent les aspects suivants :
La circulation très dense inquiète les riverains et rend périlleuse toute traversée du boulevard. Des parents hésitent à laisser leurs enfants traverser seul la rue pour aller faire une course, ou suivre un cours au conservatoire. Il semble que le boulevard soit un des rues les plus « accidentogènes » de Paris. Par ailleurs, la voirie n'est pas en parfait état : des nids de poules sont fréquemment dénoncés, qui transforment le boulevard, les jours d'orage ou de tempête, en zones inondées.
La propreté et l'hygiène constituent le principal grief des riverains et des usagers du boulevard. Pour bon nombre de signataires, la propreté du boulevard laisse à désirer et se dégrade même. Les trottoirs sont encombrés de dépôts d'ordures ménagères et sentent l'urine. Le long de ces trottoirs, notamment les veilles de marché, stationnent des camions tagués qui bouchent l'horizon des piétons et empêchent même parfois de voir les feux de circulation. Les poubelles seraient en nombre insuffisants, notamment du côté impair.
Certains soulignent l'incohérence qu'il y aurait à vouloir aménager la porte de Clignancourt et le boulevard Barbès tout en laissant un entre-deux « non civilisé ». A certains endroits, l'étroitesse des trottoirs est signalé, notamment les jours de marché. Les arbres sont mal entretenus.
Une des remarques les plus souvent exprimées est la disparition des commerces traditionnels de bouche sur le boulevard.
Ce point est peu développé. Néanmoins, certains évoquent la présence de trafics de drogue, leurs hésitations à sortir le soir, les cambriolages fréquents des caves des immeubles situées sur le boulevard. |
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D'une manière générale, le reproche principal est que le boulevard n'est pas un lieu convivial. Bien que situé en lisière d'un quartier tranquille, il ne l'est pas lui-même, loin s'en faut. C'est, de plus en plus, un endroit à éviter tant les nuisances y sont grandes : bruit, saleté, pollution, caractère dangereux pour les piétons, offre commerciale limitée ... Il y a même un sentiment de honte pour certains, qui soulignent la proximité des Puces de Clignancourt, un des lieux les plus fréquentés de Paris.
Suggestions Quelques demandes exprimées :
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